Pavillons

Et

Etiquette Maritime

 

Les différents pavillons

 

Le Pavillon national

 

1° - Forme

 

Décrit à l’article 2 de la Constitution  de 1958 :

« L’emblème National est le Drapeau Tricolore, bleu, blanc rouge, à 3 bandes verticales d’égales dimensions ».

Cependant dans la marine, il est habituel de ne pas respecter cette répartition, afin de rendre le Pavillon plus agréable à l’œil : bleu 30% - blanc 33% - rouge 37%.

 

2° Emplacement

 

Le Pavillon National se porte à la poupe sur un mâtereau spécifique légèrement incliné sur l’arrière, et d’une hauteur suffisante pour pouvoir exécuter les saluts et éventuellement le mettre en berne.

Il peut également être arboré sur le mât d’artimon ou à l’extrémité de la corne de grand voile pour les cotres.

Le Pavillon National est toujours fixé sur une drisse pour permettre le salut. En aucun cas, il ne doit être installé sur un pataras ou un hauban.

 

3° Utilisation

 

Prescrite par le décret du 18 août 1929 de la Marine Marchande.

Article 1 : Dans les ports et rades, les Capitaines de navires français, de commerce, pêche, plaisance, sont tenus d’arborer la Pavillon National  :       

  a) – les dimanches, jours fériés, et fêtes légales.

  b) – sur ordre données par les autorités militaires et civiles.

 

Article 2 : Les capitaines de navire sont tenus d’arborer le Pavillon National :

En rade, il sera hissé de 8 H 00 du matin à 20 H 00 ou jusqu’au couché du soleil (agir à l’imitation, soit des navires de guerre présents sur rade, soit du Capitaine marchand chef de rade, soit du Yacht le plus important).

A la mer : Le Pavillon National n’est obligatoirement hissé que chaque fois qu’il est nécessaire d’identifier la nationalité du navire, c’est à dire :

A l’entrée et à la sortie des ports

En vue des bâtiments de guerre, ou de navires français ou étrangers et en vue des bâtiments de surveillance ou de police maritime.

 

4° Les Saluts

 

Les saluts se font toujours avec le Pavillon national.

En principe les yachts doivent le salut à tous les navires de guerre.

Les navires de guerre peuvent obliger le salut par les Pavillons du code international :

A.     - G. - W. qui signifient « un ordre »,

suivit des lettres E. – W. – F. qui signifient « saluer au Pavillon ».

(La circulaire ministérielle du 10 décembre 1934 prévoit qu’en cas de non salut à un navire de guerre, les sanctions prévues à l’article 63 du code disciplinaire de la Marine Marchande peuvent être appliquées).

On ne doit saluer un navire en route ou au mouillage que si ses couleurs sont envoyées.

Le salut s’effectue en rentrant lentement le Pavillon National jusqu’au couronnement et en le hissant lentement à bloc :

3 fois pour un navire de guerre

1 fois pour un navire de commerce de pêche ou un yacht.

Le navire de guerre peut répondre en envoyant une fois son Pavillon à mi-drisse.

 

En cas de deuil ou d’accident grave en mer, de deuil national, en cas de décès de personne à bord tant que le corps n’a pas été déposé, ou dans les eaux étrangères pour un deuil national certains anniversaires de héros nationaux, le vendredi saint.

Si on rencontre un navire avec le Pavillon en berne, on doit également y mettre le sien par courtoisie.

Le Pavillon est mis en berne à mi-drisse.

 

Remarque importante : Aucun autre Pavillon à l’exception du Pavillon de course ne peut être arboré si le Pavillon National n’est pas à poste.

           

Le Pavillon de Club ou Guidon

 

Théoriquement se porte en tête de mat sur un jonc, cependant, comme nos bateaux ont une tête de mat encombrée (antenne VHF, antenne GPS, anémomètre, girouette), on admet de porter le Pavillon de Club sur une drisse fixée sur la barre de flèche tribord, ou à l’étranger sur la drisse bâbord, la barre de flèche tribord étant occupé par le Pavillon de courtoisie.

Le Guidon est triangulaire, le battant étant égal au double du Guidant, cependant les membres de l’état major du Club (Président  Vice-président – Secrétaire – Trésorier) peuvent arborer des Guidons à queue d’aronde.

Les Pavillons de Club rectangulaires peuvent être arborés à bord lors d’une manifestation.

 

Pavillon de courtoisie

 

Lorsque l’on se rend à l’étranger, c’est une mesure de courtoisie que de hisser la Pavillon du Pays visité.

 

Il se porte sur une drisse fixée sur les barres de flèche tribord, il est rectangulaire, de taille plus petite que le Pavillon National.

Théoriquement, il se porte du lever au coucher du soleil, pratiquement de 8 H 00 à 20 H 00, dans les ports et les eaux territoriales (généralement 12 milles).

 

Pavillon propriétaire

 

Ne s’envoie que lorsque le propriétaire est à bord de son bateau.

Il est envoyé sur une drisse fixée sur la barre de flèche bâbord (bien évidemment à l’étranger, si le Guidon de Club est sur les barres de flèche, on ne hissera pas le Pavillon de propriétaire).

Le Pavillon de propriétaire est rectangulaire, plus petit que le national.

 

Pavillons spéciaux

 

Pavillon de course :

Se porte sur le pataras arrière à 2 m au dessus du pont (sauf indication contraire  dans les instructions de course).

C’est le seul Pavillon que l’on peut arborer sans le Pavillon National.

 

Pavillon P ou Blue Peter

 

Arboré dans les barres de flèche bâbord 2 heures avant l’appareillage.

 

Lettre Q ou libre pratique

 

Pour l’émigration, les douanes ou la santé, s’envoie dans les barres de flèches bâbord à la limite d’approche d’un port étranger.

Obligatoire si l’on aborde pour la première fois ce pays étranger, il doit rester hissé tant que toutes les autorités civiles ne sont pas passées à bord.

 

 

LES PAVOIS

 

Il y a 2 pavois qui se hissent de 8 H 00 du matin jusqu’à la fin de la circonstance qui a motivé le pavoisement ou, au plus tard 20 H 00.

 

Le Petit Pavois

-          1 Pavillon National de petite dimension sur un mâtereau placé à l’étrave (dimension de ce pavillon, environ le ¼ des dimensions du Pavillon situé à l’Arrière)

-          1 Pavillon National en tête de chaque mât, celui de la nation à honorer en tête du grand mât.

-          1 Pavillon National à sa place habituelle sur 1 mâtereau à la poupe.

 

Le Grand Pavois

Ce fait à l’aide des Pavillons du code International des signaux (40 Pavillons).

 

1° Le Grand Pavois carré

     Se hisse en travers et n’est guère employé que sur les bateaux à phares carrés.

 

2° Le Grand Pavois en Long

     Se hisse de l’étrave au capelage du ou des mâts jusqu’au couronnement ou à l’extrémité de la bôme si celle-ci dépasse le couronnement.

Le Pavillon d’honneur ou à honorer (c’est à dire le Pavillon de la Nation , de la Société , de l’Entreprise, du Club, ou de la personne en l’honneur du quel le Pavois se fait), doit toujours être hissé en tête du grand mât, au lieu et place du Guidon de Club, et flotter librement au dessus des Pavillons du code des signaux qui doivent être hissés sur une drisse différente.

 

 

Les Pavillons du Grand Pavois se placent dans un certain ordre :

                        Pour un Sloop

De l’avant à la tête du mât : E, Q, 3, G , 8, Z, 4, W, 6, P, 1, I, aperçu, T, Y, B, X, premier substitut, H, 3ème substitut.

            De la tête de mât à l’arrière : D, F, 2ème substitut, U, A, O, M, R, 2, J, 0, N, 9, K, 7, V, 5, L , C, S.

 

            Pour un Ketch :

De l’avant au tête de mât avant : S, S, Q, X, Z, C, E, P, O, N, V, L, E, C, F, K, U, D, Y, F.

De tête de mât avant à tête de mât arrière : J, R, W, I, T, I, W, R, J.

De tête de mât arrière à l’arrière : F, S, Y, D, U, K, F, C, H, L, V, W, O, S, S.

 

Remarque :

En route libre, il n’est pas d’usage de hisser le Grand Pavois.

 

 

 

        REMARQUES IMPORTANTES

 

Ne jamais hisser plus d’un Pavillon ou Guidon sur la même drisse, sauf pour les Pavillons du code International des signaux.

De même un Pavillon ou un Guidon ne doit jamais être hissé sous un autre Pavillon ou Guidon même sur une drisse différente. C’est une insulte pour le Pavillon ou Guidon se trouvant en dessous.

 

L’ETIQUETTE MARITIME

 

L’espace à bord d’un bateau étant restreint, et si les marins arrivent à se supporter malgré de longues périodes passées ensemble, c’est grâce à l’extrême politesse à l’égard des uns et des autres et, aux règles de l’étiquette maritime qui est un savant mélange de savoir vivre, de traditions, et surtout de respect de l’autre.

Il est essentiel de respecter l’autorité  du « Capitaine » maître après Dieu.

 

LA VIE AU PORT

 

Il n’y a qu’une règle : S’efforcer de ne gêner quiconque

Si les yachts sont amarrés à couple, la vie est facile si l’on respecte quelques consignes élémentaires :

            a – Position des bateaux : se placer dans le même sens que les yachts déjà installés.

            b – Passage des personnes :

            - on ne peut s’opposer au passage des personnes sur son bateau pour aller à terre.

  - mais il est important de passer aussi loin que possible sur l’avant du mât du bateau traversé, c’est une question de discrétion et de courtoisie.

  -  au cours de la traversée des bateaux, éviter tous bruits inutiles

c – Appareillage : Il est bon si l’on doit appareiller de bonne heure de demander au voisin à qu’elle heure il pense partir, afin de se placer dès le soir, à l’extérieur pour ne réveiller personne. De plus la manœuvre sera plus facile de jour qu’au petit matin s’il fait à peine clair.

d – Canot de service : Lorsqu’on embarque dans un canots de service, les jeunes le feront les premiers. Au débarquement au contraire se sont les plus anciens qui débarqueront d’abord.

 

    

 

EN MER

 

On se salue fréquemment en mer au Pavillon et maintenant en VHF.

Il peut arriver qu’un Commandant d’un navire de Commerce soit attiré par la beauté d’un voilier, il saluera à la corne de brume en même temps qu’au Pavillon.

Ce salut consiste à donner 3 coups de sifflet durant quelques secondes et pour finir par un coup long.

Pour réponde après cet impressionnant salut, faites le à la main, au Pavillon, puis à la VHF en l’appelant par son nom et en le saluant lui même par ces mots : « Many thanks Capitain for you congratulation, I hope for you and your crew, a pleasant voyage. Hope to see you again. Over ».

Il n’y a pas si longtemps, les skippers de tous les yachts, grands et petits se saluaient de la main en se croisant en mer. Cette pratique disparaît avec un certain esprit « bagnole » et c’est dommage. Nous souhaitons que les purs et en particulier les membres du Y.C.L.B conservent cette tradition, même s’ils se font prendre pour des demeurés au yeux des propriétaires des bateaux caravanes.

 

TENUE DES EQUIPAGES

 

Il n’est pas marin et de plus pas conforme à l ‘étiquette navale de faire « clochard ».

De plus, lors de vos passages dans des Yachts Club ou lors des invitations, il est important de porter blazer bleu marine, et cravate Club. Ceci est affaire de correction.

 

 

 

 

Changement de nom d’un navire

(Folklore maritime)

 

 

 

            L’administration permet de changer le nom d’un navire en remplissant les formulaires prévus à cet effet.

            Mais, la tradition maritime dit que de changer le nom d’un navire porte malheur.

            Toutefois, si vous voulez tout de même débaptiser votre bateau, et conjurer ce malheur, vous pouvez suivre le rituel suivant :

                       

 

  •   Désigner une marraine.
  •   Afficher, sur le bateau, le nouveau nom à la place de l’ancien.
  •   Embarquer une bouteille de champagne.
  •   Sortez en mer, la marraine doit être à bord.
  •   Faites faire un 8 à votre navire.
  •   Après que le bateau ait croisé son propre sillage, tirez un coup de fusil dans l’eau, là ou les sillages se croisent. (à blanc c’est plus prudent !).
  •   Le navire a alors son nouveau nom.
  •   Embrassez la marraine.
  •   Débouchez la bouteille de champagne.

 

 

Cérémonie d’origine incertaine, mais pratiquée dans les ports Bretons.